Moments et fragments

Moments et fragments de vie,

Des vies qui se racontent

Des instants sublimes et lumineux.

« S’il y a un espoir au delà du désert ».

Moments et fragments de vies,

Des vies qu’on décompte

Un conte qui mal fini.

Des instants d’ombres et de gris.

Moments et fragments,

il y a des morceaux de soi derrière

voyager léger, la survie et l’oubli.

« On voit de loin derrière le désert ».

Moments et fragments,

C’est tout ce qui nous reste qui se noie

C’est le monde en émoi, qui vite oubli.

 

(…)

Ma boite aux lettres est pleine à craquer —

Dimanche 26 mai, on ira voter. Les candidats de tout bord se sont souvenu de notre existence. Pourtant, depuis 2014, j’ai beaucoup de mal à me souvenir d’un seul d’entre eux qui eut la courtoisie de nous envoyer un petit mot de remerciement, ou un petit mot d’excuse qui dirait par exemple : « Chers citoyens, chères […]

via Ma boite aux lettres est pleine à craquer —

Poéthique

Mouvement poéthique, poliéthique

Gens hors cessions patronymiques

De patronyme que de leurs âmes

Âmes retrouvées ou jamais égarées

Jamais égalées, car uniques

 

Les évadés démasqués, démaquillées;

si authentiques à la lueur du premier jour,

et du dernier joug des mots si silencieux.

Des écrits recréés, éloquents et disloqués.

De ceux-là qui misent sur la de dernière des étoiles

Du creux de leurs mains surgissent les cieux.

 

On n’est jamais trop près de l’imperfection

Ni loin de l’impertinente perfection

Ni juste, ni vrai ou faux. Justement Nous.

 

Poéthiquement nous, poliéthiquement vôtres.

venez quand,…

venez voir se lever le soleil derrière l’horizon,

regardez derrière les montages, à deux pas d’ici,

au bout du monde, à mille lieux de la raison.

 

venez contempler quand il n’y aura rien à voir,

traversez je vous prie, la nuit et le brouillard.

venez croire et croître lorsqu’on y croira plus,

prêtez main forte aux fous que porte la terre.

 

venez demain au petit matin si, et seulement si,

vous acceptez des jours heureux et des jours gris,

venez quand tout s’écroule, les rêves et les frontières.

venez alors, il y aura encore un espoir, une lueur.

 

tenez demain, c’est sûr, mais ce n’est pas une promesse,

la vie au creux de vos deux mains malhabiles et tremblantes

elle est brutale, fragile et plus légère qu’une caresse,

un baiser de la prime passion, cette tendresse chancelante.

La maison verte et rouge

Dans la maison verte et rouge,

La nuit on y dansait d’ivresse.

D’ivresse se battaient les amants,

Le matin ils se cachaient de honte.

 

Il y avait là des juges silencieux,

Des amis d’occasion, amis par dépit.

Il y avait là, à la longue l’habitude,

L’habitude donna vie à l’absence.

 

Le rouge et le vert, comme la vie et le feu,

Les couleurs dataient de la veille des noces

Il était marchand, elle était forte et belle

Cela suffisait pour une étreinte, une alliance.

 

Dans ce tourbillon où, maintenant je sais,

L’amour brulait autant que les promesses,

Promesses autrefois faites aux anciens.

Avaient-ils sous-estimé la durée de l’éternité ?

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Le trait-

– D’où viens-tu ?

Je suis du bout du monde,

Des contrées haut en couleurs

Je suis d’ici-de-là, … Le trait –

– Mais, d’où viens-tu ?

Je suis la confusion des frontières,

Le mélange histoires contées autour du feu,

Et d’autres tracées à l’encre noire ou bleue

– Mais, d’où viens-tu ?

Je suis le fils de l’amour et du rêve

Un bâtard d’entre deux mondes,

Fils légitime d’une existence furieuse

– Mais, d’où viens-tu ?

Je suis ici, fais de feu et de rage

Je suis la passion brûlante de la vie

Je suis le flot, un mouvement vital

 

Je vais et je viens au monde.

Avis d’annulation

Il se murmure que demain sera un jour nouveau,

Il se dit tout bas qu’un vent d’espoir soufflera sur nos villes,

Demain sera le jour du vivant, du rêve et des promesses accomplis au tic tac des horloges,

Nous arrêterons le temps à tout moment, les heures seront figées et piégées dans leurs cadrans,

Le temps ne sera plus jamais rond, nous ne ferons plus non plus sa ronde,

Il se dit que demain et les jours suivants n’auront plus que pour nom, « maintenant, ici, présent,… »

Le Maintenant sera indéfiniment maintenu comme seule alternative à l’infini.